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Congrès de l’AMI

Article publié le mardi 1er novembre 2005.


L’association AMI a invité l’UNAPEDA à participer à son congrès qui a eu lieu dans la région de Bordeaux les 14, 15 et 16 octobre 2005. Notre association a bien sûr accepté cette invitation, qui faisait suite à des rencontres précédentes, notamment au sein des groupes de travail du CNCPH [1].

Notre représentant, Elie Martin, a pu présenté au cours de ce congrès les actions de l’UNAPEDA et de ses associations adhérentes, et faire un exposé sur la surdité.

L’A.M.I. se positionne clairement comme une association non-gestionnaire. Pour lever toute ambiguïté sur cette question, Elie MARTIN a resitué, historiquement, la démarche de l’UNAPEDA et de ses associations adhérentes, qui ont été amenées à créer puis à gérer des services d’initiative parentale afin de développer l’intégration des jeunes et adultes sourds en milieu ordinaire

Cette rencontre a également permis de confronter nos points de vue respectifs sur la nouvelle Loi sur le handicap et de vérifier que nous partagions la même analyse et des revendications très proches.

L’exposé sur la surdité a suscité de très nombreuses questions de la part des militants de l’AMI présents à ce congrès. L’AMI s’intéresse fortement à la problématique de la surdité, elle accueille des personnes malentendantes dans ses associations locales, et a créé un « département surdité » animé par une militante, mère d’un jeune adulte sourd.

A l’issue de ce congrès, afin d’approfondir nos échanges, l’AMI et l’UNAPEDA ont pris les résolutions communes suivantes : :

-  Mise en ligne du site de l’AMI sur le site de l’UNAPEDA, et réciproquement
-  Echanges d’articles dans nos revues respectives ( REVIVRE, UNAPEDA-INFO)
-  Mise en place d’une journée de formation par l’UNAPEDA sur la surdité pour les responsables de l’AMI
-  Elaboration de revendications communes ( remboursement des prothèses, accessibilité etc....)
-  Poursuivre de notre concertation et action commune sur la nouvelle Loi sur le Handicap

PRESENTATION DE L’A.M.I. :

L’A.M.I agit dans le sens de changements profonds tant des mentalités que des conditions de vie des personnes handicapées. Tout au long de son histoire, elle a choisi d’être non-gestionnaire et revendicative.

L’A.M.I considère qu’il appartient à l ‘Etat de créer des structures pour répondre aux besoins divers des personnes handicapées. Ces structures doivent viser l’épanouissement et la qualité de vie des personnes handicapées et favoriser l’intégration pour donner toute leur place à ces personnes dans la société.

L’A.M.I. pense qu’il faut d’abord faire confiance aux personnes handicapées elles-même pour exercer les pressions nécessaires, pour sensibiliser le public, les personnes responsables à tous niveaux, individuellement et collectivement : pouvoirs publics, organismes privés, mouvement mutualiste, organisations syndicales...

Où trouver l’AMI ?

Siège national : AMI
2 rue des Bienvenus
B.P. 6029 - 69604 VILLEURBANNE Cedex
tel : 04 78 85 74 26 - Fax : 04 78 03 91 14 - courriel : ami.nat@wanadoo.fr

LES PRINCIPAUX POINTS ABORDES DANS CE CONGRES

A l’issue des groupes de travail qui se sont déroulés pendant ce congrès, l’assemblée générale de l’A.M.I. a adopté une résolution finale.

RESOLUTION FINALE : l’A.M.I réaffirme sa devise :

« VIVRE, ETUDIER, TRAVAILLER AU MILIEU DES VALIDES »

VIVRE DIGNEMENT AVEC DES RESSOURCES DÉCENTES

L’A.M.I appelle de ses vœux une politique gouvernementale fixant pour priorité nationale de diminuer la pauvreté.
Aujourd’hui, force est de constater que les ressources des personnes handicapées sont restées à la traîne depuis plusieurs années. Au même titre que les autres minima sociaux, l’augmentation de l’allocation aux adultes handicapés et des pensions d’invalidité est une nécessité. Elles n’ont pas été revalorisées comme elles auraient dû l’être. C’est pour cela qu’une augmentation conséquente doit intervenir rapidement

-  AVEC UNE RÉELLE COMPENSATION DU HANDICAP
-  AVEC UNE PROTECTION SOCIALE DIGNE DE CE NOM
-  AVEC LES MEMES DROITS POUR TOUS
-  SANS MALTRAITANCE EN MILIEU PROTEGE , DANS LA VIE COURANTE
-  AVEC SIMPLEMENT LE DROIT DE VIVRE, ÉTUDIER ET TRAVAILLER DANS LE MILIEU ORDINAIRE DE TRAVAIL

Les militants de l’A.M.I demandent :

-  De pénaliser plus fortement les entreprises qui, du fait de la dégradation des conditions de travail, génèrent des problèmes de santé et de handicap.
-  De redonner tout son rôle à la prévention et à la Médecine du Travail.
-  De faire appliquer les textes législatifs sur l’inaptitude, l’incapacité de travail et de reclassement professionnel.
-  D’instaurer une véritable obligation d’embauche pour dépasser le taux de 6 % de travailleurs handicapés.
-  En cas de non-respect de l’obligation d’emploi, d’augmenter de manière substantielle le montant des contributions à l’AGEFIPH, de façon progressive.
-  De supprimer dans le calcul les personnes "assimilées", sauf les sapeurs pompiers victimes d’accidents en service.
-  De relever le taux d’incapacité permanente (IPP) à 30 % au lieu de 10 % actuellement.
-  Le quota doit se calculer sur le nombre total des travailleurs de l’entreprise ou du groupe dont elle fait partie.
-  Le développement d’un Service Public d’accompagnement et de suivi de l’insertion professionnelle des personnes handicapées, jusque dans l’entreprise, décentralisé par département, avec une déontologie commune et doté de vrais moyens.
-  Pour renforcer l’emploi des personnes handicapées l’AMI propose de mettre la priorité sur la formation

Le Maintien dans l’Emploi

700 000 salariés font l’objet chaque année d’un avis d’aptitude avec réserves ou d’un avis d’inaptitude définitive soit 5 % de la population au travail.
Chaque année, 20 000 personnes perdent leur emploi à la suite d’inaptitude au travail. Une bonne partie d’entre elles n’ont jamais pu bénéficier des services de maintien.
Le précédent gouvernement, dans une circulaire relative au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés invitait les préfets à généraliser les dispositifs de maintien dans l’emploi.

L’A.M.I doit tout mettre en œuvre pour que cette circulaire ne tombe pas dans les oubliettes !

LES PDITH

De nombreuses dispositions de lois s’appuient sur les Programmes Départementaux pour l’Insertion des Travailleurs Handicapés (PDITH) véritable « centrales » coordonnant tous les dispositifs concernant les personnes handicapées. Pourtant dans de nombreux départements, ces instances sont inexistantes ou sans effet.

L’A.M.I doit veiller au développement et à l’efficacité des PDITH.

DANS LE MILIEU PROTEGE

La nouvelle loi a réformé le statut de l’Atelier Protégé pour le transformer en Entreprise Adaptée.
En tant qu’association non gestionnaire, nous devons faire pression sur les parlementaires pour faire entendre la voix des personnes handicapées. Il est en effet nécessaire que les salariés du milieu protégé puissent faire connaître leur point de vue sur cette réforme.
Nous devons tout mettre en œuvre pour que l’A.M.I rencontre ces salariés et pour leur permettre de s’exprimer.
Les travailleurs employés en C.A.T. n’ayant pas de statut, l’A.M.I propose de défendre l’idée proposant un statut du travailleur en CAT, dans une commission nationale décidée par le congrès.

[1] CNCPH : Conseil National Consultatif des Personnes Handicapée

[
(Congr ?s AMI 1/3)]
[
(Congr ?s AMI 2/3)]
[
(Congr ?s AMI 3/3)]
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