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Université d’été à Vassivières

Article publié le mardi 11 octobre 2005.


La 1ère Université d’Eté de l’UNAPEDA avait comme thème "Autour de la loi rénovée".

Dans le Limousin au bord du lac de Vassivières du 27 au 31 août 2005.

Accès à la culture et aux loisirs pour les sourds

Accès à la culture

Bibliothèques

La bibliothèque de Dunkerque a réalisé tout un travail, en proposant des contes adaptés aux enfants sourds, interprétariat en LSF, mais les familles d’enfants sourds ne s’approprient pas ces adaptations, et du coup, la question se pose de savoir s’il faut maintenir ces actions.
Alors, pourquoi ces initiatives ne récoltent-elles pas plus de succès ? Certaines familles ne recherchent-elles pas plus des actions dans le domaine du sport ?
Quand les enfants sont petits, c’est aux parents de faire l’effort de s’approprier les actions proposées, les parents doivent s’impliquer.

Les actions sont parfois coûteuses, et si le public ne répond pas en grand nombre, c’est dommageable et peu encourageant. Les associations en retirent une déception, d’autant plus que les réflexions du type « On ne fait rien pour les sourds ! » existent.

Dans des quartiers un peu défavorisés, la réponse aux initiatives proposées n’est pas importante. Quand on mène des actions exceptionnelles, action dans une bibliothèque, organisation d’un spectacle, etc..., cela part de gens qui se sentent concernés, motivés, qui sont prêts à tenter l’expérience, et il ne faut pas se décourager, en songeant au risque d’une participation insuffisante.
Le travail de fond n’est-il pas de localiser où se rendent les enfants, dans quels centres de sport, ou d’activités, pour renforcer les actions d’information, d’explication, etc ?... En tous les cas, il ne faut pas mélanger les actions exceptionnelles, et les actions au quotidien, dans les clubs de sport, etc...

Il faut toujours partir des besoins des familles, repérer quels musées attirent le public, quels types de films sont demandés, etc... du coup, la réponse est plus forte parce que l’on répond au besoin des familles.
Même si c’est important de continuer à mener des actions exceptionnelles, ce n’est pas là qu’il faut agir en priorité.

Théatre

Le théâtre de Chaillot par exemple, prévoit parfois des interprètes, et un petit écran pour le sous-titrage, en temps réel, par rapport aux pièces.
La compagnie « Paroles » organise des rencontres sourds entendants sur Limoges, et cela fonctionne.
Sur Paris, on peut rappeler IVT en référence, pour des pièces de théâtre.

Au niveau national, Joël Chalude organise des spectacles, un festival du cinéma « Sourds Métrages », et un festival de mimes, à Aix-les-Bains, prévu pour l’année 2006.

A Rennes, un travail est mené avec le TNB, Théâtre National de Bretagne. Ce travail est réalisé avec les metteurs en scène ,les comédiens et des comédiens sourds

Mais si de la publicité n’est pas réalisée par les associations pour diffuser l’information, les sourds ne participent pas.

Une pièce peut être jouée en français et interprétée en LSF. Il faut être précis sur le système de communication, car il demande une maîtrise de la LSF, ou de l’écrit, si c’est du sous-titrage. Suivant les sourds, l’accessibilité varie.

A Reims, sous la direction de David de Keyzer, l’association CinéSourds a organisé un festival, qui s’est déroulé sur 3 jours en juillet 2005. Ce festival, Clin d’œil 2005, « se proposait d’ouvrir un espace à l’expression artistique et à la communication, accessibles à un public aussi bien sourd qu’entendant.
Cet événement a permis de présenter un panorama de la création sourde française et européenne, dans les domaines de l’Audiovisuel, le Théâtre, la Danse, le Mime, le Conte, l’Humour, la Poésie, la Musique, la Peinture, la Sculpture, l’Artisanat, la Photographie, et la Mode.
Plus d’une centaine d’artistes professionnels et amateurs sont venus des quatre coins de l’Europe des 25 pour présenter leurs travaux au public et aux professionnels accrédités. » (Voir le site Internet de CinéSourds).

Cinémas

Au niveau des cinémas, les films en VO sont sous-titrés.
Une association existe, au centre Simone Signoret de Mulsanne (Département 72), pour aider les personnes malentendantes et sourdes, avec une volonté d’éviter d’isoler ces personnes.
Jusque-là, les sourds voulaient voir les films en avant-première.
Un travail a été fait pour prévoir un sur-titrage, qui ressemble au Télétexte.

En 2003, un système a été mis en place, avec un vidéo projecteur qui présente les sous-titres, les textes étant au préalable enregistrés sur un CD, (et non sur la pellicule), un ordinateur fait le transfert, avec un calage entre l’image, et le texte. Pour un investissement de 55 000 euros, à titre expérimental.

Un souci consiste à mettre en accord distributeurs et producteurs, car ce n’est pas une entreprise économique.

Une fois par mois, le centre Simone Signoret essaie de savoir sur quel film cela peut fonctionner.
Cela marche, et cela pourrait se généraliser à d’autres endroits.

Il faut bien entendu, que le public sourd puisse correctement assimiler l’écrit.

Comme c’est du sur-titrage, ajouté sur un écran supplémentaire, cela ne « gêne » pas le public entendant qui n’aime pas toujours les inscriptions de sous-titrage.
Au cinéma l’Arlequin, à Paris, le même type d’expérience existe.
Mais ce n’est pas forcément quelque chose de simple à mettre en œuvre.

Autre combat autour du cinéma, les boucles magnétiques.
A chaque construction de salle, un travail est mené pour équiper systématiquement la salle d’une boucle magnétique. Au Mans, on veille à cet équipement, mais cela ne suffit pas, il faut ensuite vérifier comment le système fonctionne. En fait, souvent la ville sous-traite à un fabricant, qui lui-même sous-traite pour l’installation de la boucle. En cas d’anomalie, chacun se rejette la balle, et le problème ne se règle pas.

Il existe quand même une suspicion par rapport à l’intérêt des boucles : apportent-elles vraiment un meilleur confort aux malentendants ? A Vannes, par exemple, une salle en théorie bien équipée, ne donne aucun résultat satisfaisant. Parfois, la boucle est en place mais n’est pas actionnée. Parfois, il existe des interférences, parfois ce n’est pas signalé...

Une boucle magnétique peut être mise en place au domicile. Et parfois, les résultats sont vraiment satisfaisants. Le bénéfice varie peut-être suivant que l’on est sourd ou devenu sourd, et varie aussi suivant l’installation, et la maintenance, la mise au point de la boucle.

Quel est le prix d’une boucle magnétique ? En gros 1 500 euros pour un particulier, et 7 600 euros pour une salle.
Le coût serait même inférieur pour un particulier.

A noter que certains sourds n’aiment pas vraiment le résultat obtenu, les voix donnant l’impression d’être caverneuses, ou avec des résonances métalliques.
En tous les cas, même si le résultat n’est pas satisfaisant pour tous les sourds, il faut se battre pour faire équiper un maximum de salles de boucles magnétiques. Il faut penser à l’équipement complet, la boucle, l’ampli, qui doit être bien réglé, le micro, le dispositif de sonorisation, etc...

Accès aux loisirs

Dans le cadre de la nouvelle loi, tout centre culturel, tout centre sportif, est censé tenir compte des dispositifs nécessaires à l’accueil des personnes handicapées. Mais il ne s’agit pas seulement d’ascenseurs, ou de largeurs de portes, ou de rampes d’accès. On en revient à un sujet récurrent, à savoir de diffuser de l’information sur la nature du handicap de surdité.

Dans les colonies, les parents doivent s’assurer des dispositifs prévus en terme de sécurité, qu’il s’agisse d’un incendie ou autre

Beaucoup d’efforts sont faits dans les centres de loisirs, de plus en plus de parents demandent que leurs enfants soient acceptés, qu’ils soient malades, en fauteuil , handicapés auditifs ou visuels.

Il existe des centres de loisirs pour enfants handicapés comme Loisirs pluriels.
Mais attention à ne pas partir sur des ghettos. Il est préférable de mettre en relation entendants et sourds, dans les centres de loisir, et d’initier les animateurs à la LSF par exemple.

Peu de sourds passent le BAFA, pas suffisamment en tous les cas. C’est vrai que la formation représente des jours de stage théorique et des jours de stage pratique. Les moyens ne sont pas forcément mis en place pour aider les jeunes sourds à suivre la formation.

Conclusion sur l’accès à la culture et aux loisirs pour les sourds

Beaucoup d’initiatives et d’expériences dans différentes régions qui méritaient d’être mieux connues et diffusées , ce pourrait être un des axes de travail de l’Unapeda pour 2006

Accompagnement des étudiants et accompagnement emploi formation

Situation de l’existant pour les étudiants

Les pôles étudiants ont vu le jour à partir de 1990, après une rencontre entre les grandes associations de parents d’enfants sourds, l’ANPEDA, l’UNISDA, l’APAJH, la FISAF. Une charte a été adoptée pour le droit à l’accès aux études pour les jeunes sourds. Suite à cette charte, 4 pôles universitaires ont été créés :
-  Un pôle sur l’île de France
-  Un pôle dans le Languedoc-Roussillon
-  Un pôle à Chambéry, géré par le CESENS, centre européen pour l’enseignement supérieur
-  Un pôle sur Bordeaux

Avec l’accès aux universités, aux écoles supérieures, avec mise en œuvre d’accompagnement, au plus proche des besoins des personnes.

Petit à petit, des pôles étudiants se sont constitués en Bretagne, à partir de 1993, par l’URAPEDA, et dans les autres régions aussi. Aujourd’hui, une douzaine de pôles existe, sur une forme structurée.

Les financements émanaient d’abord des universités, avec des moyens relativement limités. Puis l’AGEFIPH a été sollicitée, puis le Fonds Social Européen également.

Récemment, 450 étudiants bénéficiaires des actions des pôles étudiants ont été recensés.

La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Cette nouvelle loi a été promulguée le 11 février 2005, et concerne notamment l’égalité des chances au niveau de la scolarisation.

Une notion de compensation des conséquences du handicap est prise en compte. L’état doit prendre en charge la scolarisation des enfants. En conséquence, l’AGEFIPH a déclaré qu’elle n’avait plus besoin de fournir de financements puisque l’état s’en charge. La loi doit s’appliquer au 1er janvier 2006.

Suite à cette loi, et à la menace d’arrêt des financements de l’AGEFIPH, pour septembre 2005, l’UNAPEDA a constitué un groupe de travail, réunissant les pôles étudiants souhaitant participer :
-  l’AMEIS Martinique
-  l’ARPEDA Réunion
-  l’ARIADA Haute et Basse Normandie
-  l’ARIADA Languedoc Roussillon
-  l’ARIS Ile de France
-  l’URAPEDA Bretagne
-  l’URAPEDA Pays de Loire
-  l’URAPEDA Picardie Champagne Ardennes

Un dossier a été constitué à l’issue de ce travail. Il est consultable sur le site de l’UNAPEDA.
Il a été adressé à la caisse CNSA, Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, qui est prévue pour financer la compensation individuelle et collective.
Il existera aussi un fonds départemental pour la compensation du handicap.

La grande inquiétude concerne la somme disponible, qui risque d’être faible. Chaque personne aura droit à une compensation individuelle. La compensation collective, c’est le financement des établissements.

Concrètement, on se demande quelle démarche il faudra mener pour qu’un étudiant sourd puisse être accompagné. Qu’est-ce-qui relève de la maison du handicap ?
qu’est-ce-qui relève de l’AGEFIPH ?
La notion de compensation ne paraît pas claire.

La maison du handicap n’est pas encore en place . En 1975, quand la loi avait évolué, des circulaires avaient précisé les procédures pour la période de transition. On peut supposer que tant que la maison du handicap ne sera pas opérationnelle, il faudra s’adresser aux anciennes instances.

Quand un jeune veut suivre des études, et que la région où il va suivre sa formation change, comment cela se passe-t-il puisque les règles risquent de varier suivant la région ?
Il faudra sans doute, en toute logique, s’adresser au service régional existant.

Sachant qu’il existe des régions où des services sont proposés, mais il manque une coordination, un conseil. Et cela peut poser problème face à des étudiants qui nécessitent d’être aidés à définir leurs propres besoins, suivant la formation qu’ils souhaitent, et l’accompagnement attendu.

La nouvelle loi inquiète et laisse supposer :
-  une complexité de l’articulation entre les différents fonds dont un sourd peut disposer. Qui paye quoi, comment, et quels risques de contentieux...
-  une complexité des dispositifs... Maison du handicap, le cap emploi privé actuel, le cap emploi public, mission locale, Urapeda...

L’URAPEDA Pays de Loire a témoigné du flou qui règne en terme d’informations qui circulent, et malgré une table ronde qu’elle a organisée avec la DASS, tous les acteurs conviés ne se sont pas déplacés (comme l’AGEFIPH), et les intervenants présents ignorent la réponse à de nombreuses questions...

Si des auxiliaires de vie étaient en place pour des étudiants, ils devraient être recrutés par les rectorats. Pour l’instant, ce qui est en place, ce sont des auxiliaires pour les lycées sur la forme de contrats de 3 ans.

Pour l’enseignement supérieur, il n’existe pas de texte.

Prise en charge des enfants.

En théorie, la double prise en charge ne peut pas être effective, avec d’une part, un accompagnement par un service, et d’autre part, l’intervention d’une personne extérieure au service (comme un orthophoniste en libéral).

Pour les tout-petits, il existe des services agréés pour l’éducation précoce (SAFEP).
Ensuite, il existe le SEFISS, avec l’agrément jusqu’à 20 ans.

Certains SEFISS ont leurs propres orthophonistes, professeurs spécialisés, et ne fonctionnent qu’avec eux. D’autres services font intervenir d’autres orthophonistes qui leur ont permis de constituer un réseau, dans le but d’éviter des déplacements coûteux et d’améliorer leur efficacité.

Existe-t-il réellement des soins pour les sourds ? Pas vraiment, il existe bien la question de la prothèse auditive.
Dans un SEFISS, il n’existe pas vraiment de notion de soin à gérer pour les sourds, qui ne sont pas à considérer comme des malades. C’est un sujet ambigu.

Scolarité dans le cadre de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Généralités sur la nouvelle loi

L’élève doit être inscrit dans l’établissement le plus proche de son domicile. Mais il va falloir différencier inscription et scolarisation.
Le cas d’un élève sourd est examiné en commission, et suivant les besoins de l’élève, la scolarisation peut se faire dans un autre établissement, pouvant mettre en œuvre les dispositifs nécessaires, si la commission décide que les besoins sont particuliers.

Respect du choix des familles - Quel recours envisageable ?

Dans la loi actuelle, si la CDES pose une décision, les familles peuvent s’y opposer, auprès de la CDES et auprès de la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale. En attendant que le choix soit arrêté, les familles peuvent agir comme elles l’ont déterminé.
Dans le contexte de la nouvelle loi, il a été évoqué que les familles ne pourraient plus intervenir dans les décisions. Il y a eu une montée de bouclier, et maintenant, il est prévu qu’en cas de conflit, des procédures de conciliation sont possibles. Par contre, les recours sont à adresser à la commission des droits et de l’autonomie. D’autre part, on ignore comment seront constituées les commissions.

Les décrets ne sont pas encore parus, et il faudrait soulever les points qui paraissent choquants, car certains d’entre eux suggèrent un net recul..

Des équipes de suivi de la scolarisation vont être créées dans chaque département, et vont étudier l’orientation.
Elles comprennent les enseignants, (mais pas les parents), et peuvent proposer toute révision d’orientation, avec consultation des parents. Là encore, on peut s’inquiéter de la participation des parents.

Notion d’éducation spéciale

Il n’existe plus de notion d’éducation spéciale, on parle uniquement d’éducation. Cela paraît anodin, un simple jeu de mots, mais quelles conséquences peut-on imaginer ?
S’agit-il d’une volonté de banaliser la question du handicap ? De mettre l’accent sur une intégration, mais sans moyens adaptés puisque l’éducation ne serait plus spéciale ?

Article spécifique sourd

Un article est ajouté sur l’éducation spécifique sourd, avec les choix de communication. Un décret doit suivre. Le principe de liberté de choix est posé mais le détail est à examiner au niveau du décret.

La formation, l’information à destination des enseignants

L’apprentissage de la langue des signes est à examiner, la LSF est-elle à considérer comme une seconde langue à apprendre ? Dans le principe de base, tous les enseignants seraient formés, spécialisés, cela paraît irréaliste. Ou alors, quel niveau de compétences peut-on espérer ?
En fait, il est question de formation et d’information. Dans l’esprit des rédacteurs de la loi, il n’était pas question de consulter les associations de parents pour intervenir dans les écoles. Les associations ont évidemment protesté massivement.
On peut se méfier de la façon dont les enseignants vont pouvoir gérer tout type de handicap, sans faire appel à des intervenants extérieurs et spécialisés.

Les besoins spécifiques des sourds

Comme cela a déjà été évoqué au cours des matinées précédentes, on se retrouve dans une situation particulière dans le domaine de la surdité.
Les autres associations de personnes handicapées réclament souvent des besoins d’ordre matériel, alors que les besoins des sourds sont plutôt d’ordre humain.

Contact avec la FISAF

Il faudrait se mettre en contact avec la FISAF, pour développer ces sujets.

AVS

On nous dit que des AVS seront prévus de manière individuelle,mais s’il n’y a pas de soutien pédagogique, les AVS pourraient être recrutés sans condition de diplôme. Cela remet en cause tous les diplômes du secteur.
Comme c’est la commission qui définit si le soutien pédagogique est nécessaire ou non...

Les catégories d’AVS Pour l’instant, les catégories référencées sont :
-  Assistants d’éducation des lycées et collèges
-  Assistants d’éducation dans les écoles maternelles et élémentaires, ou AVSC, AVS collectifs
-  Auxiliaires de vie scolaires, individuels, AVSI, pour l’aide à l’intégration des élèves handicapés On peut supposer que les nouveaux décrets reprendront ces notions.
La question des contrats des AVS est prépondérante. Il s’agit de contrats renouvelables, alors qu’il faudrait des contrats pérennisés, d’autant plus que les salaires semblent peu attractifs au regard du travail attendu.

Quel moyen de pression pour les familles ?

Il faut rappeler que la base, c’est le besoin exprimé des familles.
Il a été évoqué de faire partie des conseils d’administration des services, mais ce n’est pas aussi simple que cela d’intégrer des structures existantes, voire de créer de nouvelles structures. N’oublions pas que certains départements ne disposent même pas de services.

Quel avenir pour les sourds ? Qu’en est-il des Implants cochléaires ?

Une tendance générale qui émerge, et particulièrement au niveau de l’éducation nationale, consiste à fournir l’argument suivant : on sait implanter les enfants sourds, et dans l’avenir, les sourds seront moins nombreux.
Avec ce type de discours, il est plutôt question de limiter les moyens que de les développer.

Résultats scolaires - évaluations

Il serait intéressant de connaître les résultats des enquêtes menées dans le domaine de la scolarité, comme ceux des évaluations systématiques dans les établissements ordinaires (au CE2 et à l’entrée en 6ème). On sait que les sourds ne sont pas forcément les moins bien placés, même en français, mais pourquoi ces résultats ne pourraient pas être diffusés ?
On ne connaît même pas, sur une classe d’âge donnée, combien d’élèves obtiennent un BEP, un BAC, etc...
Et il n’existe pas de résultats clairs sur les enfants scolarisés en milieu spécialisé.
Tout cela est dommageable.
Ce qui manque aussi, c’est un recensement des connaissances acquises par les enfants sourds, à différents stades, au niveau de l’apprentissage du langage en général, etc...

CLIS et UPI

Les CLIS seront-elles maintenues ? Rien ne transparaît dans les textes à ce jour. Idem pour les UPI.
On peut s’interroger, puisqu’il n’est plus vraiment question d’éducation spécialisée. Un des intérêts des UPI réside dans la mise en place d’un projet pédagogique.

Le livre blanc de la surdité

Un groupe composé de personnes sourdes, responsables associatifs, parents d’enfants sourds, orthophonistes, médecins ORL, audioprothésistes et professeurs d’université, en partenariat avec l’association ACFOS, action connaissance formation pour la surdité, a rédigé un Livre Blanc sur la surdité de l’enfant.
L’un des objectifs de ce livre consiste à favoriser la qualité de l’accompagnement d’un enfant sourd et de sa famille.

Expérience de l’ARIEDA Montpellier L’ARIEDA Montpellier a fait part de son expérience. Les parents sont les maîtres d’œuvre du projet à mener pour les enfants.

Ils sont d’abord reçus par le directeur.
C’est le psychologue clinicien, qui est responsable du projet d’intégration, il est chargé de la mise en place des contacts avec l’éducation nationale, c’est l’interlocuteur institutionnel. C’est lui qui va d’abord apprendre à connaître l’enfant et à le faire connaître ensuite à l’équipe éducative.
3 réunions de synthèse sont prévues par an, toujours en présence des parents, (« Pas de parents, pas de réunion ! »).
La présentation de l’équipe aux parents a lieu au cours de la 1ère réunion.
Il existe un éducateur privilégié pour l’enfant.

Les enfants sont scolarisés dans l’école proche de leur domicile, sont souvent seuls dans la classe, avec les enfants entendants.
L’éducateur se rend deux fois dans la classe, sur un temps où l’enfant peut être sorti du cours, et intervient aussi au domicile de l’enfant.
Ce travail se fait de manière hebdomadaire, en relation avec les enseignants. Ces derniers fournissent à l’avance, le programme prévu. Ce dernier est examiné par l’éducateur afin de préparer le terrain avec l’enfant. Ce dernier est stimulé, ne se sent pas en retard par rapport aux autres enfants.
C’est vraiment le principe de l’intégration.
3 séances d’orthophonie sont organisées par semaine, dont une séance hors temps scolaire au cabinet d’orthophonie. Au cours des 2 séances en temps scolaire, dans l’école, l’orthophoniste en profite par se mettre en relation avec l’équipe enseignante. Les orthophonistes peuvent être salariées ou libérales.

L’ARIEDA intervient sur 5 départements différents, et s’aperçoit bien que chacun présente des particularités.

La maison du handicap

On peut supposer que chaque maison du handicap sera rattachée à un département, et que dans chacun, les méthodes varieront.
Il serait important de consulter les élus à l’action sociale dans un département, mais en tant que qui ? Il faut se structurer, car sinon on risque de ne pas être entendu, voire de ne pas être reçu du tout.

Le schéma départemental

Les autorités territoriales définissent le schéma départemental tous les 5 ans, et pour l’établir, elles consultent les associations. Ces dernières ont tout intérêt à figurer dans ces concertations.


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