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Pourquoi interpréter rend fragile (Bilan de la formation)

Article publié le lundi 18 avril 2005.


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Christiane & Charles

La formation animée par Christiane Carrétéro, Directrice de l’ARPEDA à La Réunion et Charles Griffe, Directeur de l’ARIS à Paris a réuni 13 professionnels interfaces pour cette première session de formation organisée par l’UNAPEDA à MEZE au bord de l’Etang de Thau dans l’Hérault.

Ces 13 Interfaces représentaient 5 structures différentes et ont, en moyenne, 3 ans d’ancienneté. Les deux plus anciennes ont 6 ans d’expérience et 5 interfaces ont moins d’un an d’expérience. 74 professionnels (au moins) ont été représenté dans cette formation. 1300 bénéficiaires (minima). Tous les services ont été représentés : Adultes, enfants. Insertion professionnelle, intégration sociale et intégration scolaire.

Le rythme de formation a été soutenu et l’enthousiasme des participants à se retrouver ensemble a été contagieux. Il est ressorti très fort tout au long de ces trois journées le besoin d’échanger et de partager des expériences, des interrogations, des inquiétudes mais aussi des motivations importantes et des implications réelles. Le besoin de clarifier le positionnement de l’interface dans l’ensemble de ses tâches et de partager des pratiques diversifiées a été le fil conducteur de cette action.

Le site agréable qui nous a accueilli et le climat de la

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Le port de M ?ze

région ont participé à l’ambiance détendue et cordiale de ce stage.

Si nous avions encore besoin d’être convaincus, cette action a confirmé l’idée que l’interface est une réalité. Malgré la jeunesse d’expérience des participants nous avons reconnu l’identité professionnelle qui a été celle des premiers interfaces des dispositifs régionaux de l’ANPEDA il y a maintenant une dizaine d’années. La formation n’a pas eu pour objectif de justifier cette réalité. « Les Interfaces sont de vrais personnes qui réalisent un vrai travail pour d’autres personnes. ». C’est cette conviction qui nous a guidé tout au long de cette formation.

... Quelques extraits de ce qui s’est dit pendant la formation...

Le travail durant ces trois jours a participé à réduire l’écart entre « la culpabilité », le ressenti d’une situation professionnelle complexe, voire difficile, et sa réalité au regard des objectifs fixés pour la mission. Le regard de l’autre, la non reconnaissance du travail réalisé et sa complexité sont les éléments qui sont revenus souvent dans les ressentis exprimés.

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Interfaces au travail ....
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... plus d ?tendues ...
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... mais toujours ? l’ ?coute

Prendre le temps d’écouter les personnes permet de prendre le temps d’entendre la demande et ne pas être convaincu que la seule solution est celle que l’on peut proposer.

L’empathie et la création d’un espace apaisé face à une situation semble être une position professionnelle adaptée au métier d’interface.

Interface : travail très humain
L’exercice du métier c’est la capacité à intégrer un environnement hétérogène. Cette capacité est très ancrée dans la personnalité ... elle peut s’apprendre mais ....

Rapport à la personne sourde et à l’environnement :
La personne sourde ne peut pas tout exiger de l’interface, même au titre de sa souffrance. Conviction de l’interface. Si l’interface est atteinte dans son intégrité ou est instrumentalisée par les personnes, elle a un droit de retrait de la situation. C’est même un devoir. La définition de cette limite va faciliter le positionnement de l’interface. Inscrire cette limite dans une représentation mentale claire et explicite va positionner l’interface et prévenir les situations ambiguës et inconfortables.

L’interface, une implication
L’implication de l’interface, son intérêt de la situation à interpréter peut freiner la compétence interprétative. L’identification de la position (casquette) de l’interface est essentielle pour reconnaître et accepter les limites des capacités à mettre en oeuvre. Bien se connaître et se gérer en tant que professionnel. Savoir définir son cadre et ses limites. Il n’y a pas d’interface universelle.

L’intervention attendue
L’interface n’est pas toujours la solution adéquate. Pour le vérifier, il faut identifier le résultat attendu par les demandeurs de l’intervention.

Lorsque l’interface n’a pas toutes les cartes en main, il est plus difficile de mettre en œuvre une compétence. Si l’on ne connaît pas l’objectif, le contexte voire la personne, il y a peu de possibilités d’intervenir avec « qualité ». La commande doit être claire et explicite. Les conditions d’intervention doivent être connues par l’interface pour que sa position soit facile (professionnellement).

Si le mandat d’une mission est confié à l’interface, c’est à elle d’aller jusqu’au bout de la mission. L’intervention d’un responsable hiérarchique sera un outil utilisé par l’interface.

... au moment du bilan à la fin des trois jours

La formation permet un autre cadre de la pratique du métier bien plus qu’une définition de celui-ci. Seul dans son coin, on n’existe pas, on vit tous la même chose. Besoin et envie de réseau Plus de réflexion personnelles positives et constructives. Je me sens plus professionnelle. Je suis interface et je sais ce que cela veut dire.

...et plus encore,

Charles et Christiane de retour de Meze...


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