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Mis en cause par l’Autorité de la concurrence, les audioprothésistes se défendent : "Nos coûts ne sont pas plus élevés qu’ailleurs"

Article publié le lundi 23 janvier 2017.


Luis Godinho, président du Syndicat national des audioprothésistes, était l’invité de Jean Leymarie, mercredi sur franceinfo, à la suite de la publication de l’enquête de l’Autorité de la concurrence révélant le coût prohibitif des prothèses auditives en France.
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Les prothèses auditives sont jugées trop chères, selon l’enquête de l’Autorité de la concurrence publiée mercredi 14 décembre. "Trois millions de Français devraient être appareillés, mais seulement deux millions ont un appareil. Un million renoncent à s’appareiller notamment pour des raisons financières", détaille l’institution.

Luis Godinho, président du Syndicat national des audioprothésistes, a réfuté l’argument du coût "trop élevé" des prestations, mercredi sur franceinfo. "Nos coûts ne sont pas plus élevés qu’ailleurs, c’est le différentiel, le reste à charge qui est plus important", affirme-t-il. Sur 1 500 euros par oreille, l’assurance maladie rembourse 120 euros et les complémentaires 400 euros. Ce remboursement chez nous date de 1986. En Allemagne, il a été revalorisé en 2013 à 800 euros."

L’Autorité de la concurrence a également suggéré de supprimer le quota annuel de nouveaux étudiants audioprothésistes pour qu’il y ait davantage de professionnels. Cette proposition est inadaptée selon Luis Godinho : "Trop de professionnels fait augmenter les coûts et diminue la qualité. (...) Des études montrent que les honoraires des médecins sont plus élevés quand il y a beaucoup de médecins", affirme Luis Godinho.

Le médecin a nié la pénurie d’audioprothésistes annoncée dans le rapport. "Elle n’est que virtuelle. Nous attendons la preuve de personnes qui n’accèdent pas à un audioprothésiste dans la semaine, voire dans la journée."

Le forfait global est avantageux

Dans son enquête, l’Autorité de la concurrence préconise de séparer l’achat de l’appareillage initial et les prestations de suivi ultérieures. Actuellement, les patients payent un forfait global incluant l’ensemble des prestations. "Ce forfait a un avantage. Les gens savent à l’avance combien ils vont payer", explique Luis Godinho. Faire payer à chacun le prix exact qu’il consomme posera de gros problèmes à la minorité de patients qui consomment beaucoup. Aujourd’hui, le tarif est le même que l’on ait besoin d’une grande quantité de suivi ou d’une petite."

Selon le président du Syndicat national des audioprothésistes, le réglage "n’est pas l’objet. (...) Quand on reçoit un nouveau patient, on a deux heures de temps pour faire sa connaissance et comprendre comment il fonctionne." Si l’avis de l’Autorité était suivi des faits, le coût de ces deux heures "serait à payer à chaque fois que l’on change de prothésiste."

Interview de Luis Godinho, président de l’Unsaf, à la suite à la conférence de presse «  Santé : l’Autorité de la concurrence à rebours de la volonté des Français  ». Mercredi 18 janvier 2017 - Paris


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