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soutenance de thèse : LA CULTURE SOURDE - 18 février 2016 à 12 heures à Paris

Article publié le dimanche 31 janvier 2016.


J’ai le plaisir de vous convier à ma soutenance de thèse en anthropologie sociale et ethnologie

LA CULTURE SOURDE Approche filmique de la création artistique et des enjeux identitaires des Sourds en France et dans les réseaux transnationaux

le 18 février 2016 à 12 heures
Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
105 boulevard Raspail - Paris 75005
amphithéâtre François Furet (entrée par le haut)

Une interprétation en langue des signes sera assurée.

Jury :
-  Barbara Glowczewski, Directrice de Recherche au CNRS (Direction de la thèse, LAS)
-  Marie-Anne Sallandre, Professeur en Sciences du langage, Paris 8 (Linguistique des Langues des Signes)
-  Nacira Guénif, Professeur, Paris 8 (Département des Sciences de l’éducation)
-  Eric Fassin, Professeur, Paris 8 (Département de Sciences politiques)
-  Andrea Benvenuto, Maîtresse de Conférence, EHESS (CERMES3)
-  Patrick Boudreault, Associate Professor, Gallaudet University (Washington, Dpt. of ASL & Deaf Studies)

Résumé

Cette thèse traite de l’identité sourde à travers l’art et la création artistique. Son auteur est lui même Sourd de naissance et acteur de l’IVT (International Visual Theatre), un des principaux moteurs français du Réveil sourd des années 1970 et du développement d’échanges transnationaux. Pour mener son analyse réflexive, il a réalisé un corpus d’une centaine d’entretiens avec des personnes sourdes en France et dans des festivals internationaux réunissant ceux qui se revendiquent comme Sourds avec une lettre majuscule.

Les grands thèmes abordés dans cette thèse sont les suivants : histoire de la surdité ; analyse en images des gestes, des concepts identitaires et d’histoires de vie de sourds ; implants cochléaires ; usage de la langue des signes ; violence des discriminations ; stratégies de survie ; l’art sourd et les artistes sourds... principalement en France mais aussi ailleurs en Europe, au Brésil ou aux États-Unis.

L’accent est particulièrement mis sur les « territoires locaux » des langues de signes nationales, voire régionales, qui connaissent, grâce à Internet, une mise en réseau accélérée dans « un territoire mondialisé » où se pratique une langue des signes « internationale » avec une mobilisation culturelle qui crée de nouvelles pratiques et iconographies politiques.

La dernière partie de l’analyse interroge l’œuvre et la posture de nombreux artistes sourds dans divers domaines qui explorent le concept de « sourditude » « ou surditude » (« Deaf Hood » en anglais) dans le sens de la revendication d’une valeur positive (« Deaf Gain »), où la déficience auditive se trouve valorisée comme source d’autres aptitudes - dont la langue des signes - partagées par les Sourds et leur entourage comme une véritable culture en cours de création.

La réflexion sur le succès du mouvement des « Deaf Studies » à travers le monde rejoint des débats croisés avec les questions de couleur de peau, de pratiques sexuelles, de genre et de diverses minorités culturelles et sociales.

Au plaisr de vous y retrouver,

Olivier Schetrit
Doctorant en anthropologie - EHESS - Paris
LAS - UMR 71 30 (EHESS - CNRS - Collège de France)


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